Moi : Excuse moi mon c½ur, je voulais pas te vexer, je faisais ça pour rire.
Bill : Ouais bah c'était pas drôle.
Oula...Il à l'air vraiment pas content... J'crois que je n'aurais pas dû, en fin de compte.
Moi : Pardonne moi.
Bill : Lâche moi deux secondes, les autres arrivent et on mange.
La gorge nouée, je baisse la tête, me redresse sous le regard de ma s½ur qui a tout vu et qui était la seule à table avec nous pour l'instant. Les autres arrivent, ils s'installent en riant. Je met remet donc à ma place, la tête toujours basse.
Je pose mes mains sur la nappe de la table, et je sens une autre main prendre la mienne. Je relève la tête, et je vois qu'elle appartient à Lorna. Elle me regarde, compatissante, de toute façon quand je suis blessée, elle l'est aussi.
Le repas se fait mouvementer, ils rigolent tous, même Bill. On dirait que ça ne lui fait rien.
Je mange en silence, riant faussement aux blagues de Tom et Georg pour pas paraître suspect.
Ma s½ur rie, elle, au bras de son amour. Elle ne souffre pas, elle. P'tin, faudrait que j'me la ferme, des fois.
Je lève la tête vers Bill, il ne m'accorde aucun regard depuis le début du repas. Mais merde quoi, c'était un délire ! Putain...
Au bout d'un moment, alors que tout le monde rigole, je sens que je vais exploser. Je peux plus tenir, faut que je bouge. Ca va paraître plus que suspect, mais j'm'en balance, faut que je pleure et j'veux prendre l'air.
Alors, d'un geste peut être trop brusque, je pose mes deux main sur la table et me lève, la tête basse. Tout le monde se tait et me regarde.
Moi : Je...Je vais prendre l'air...M'attendez pas...
Sur ce, je quitte la table, et traverse la suite moitié marchant, moitié courrant, j'ouvre la porte et la referme derrière moi en la claquant.
Dans le couloir, je respire un bon coup, et me met à marcher vers la sortie. Je prends l'ascenseur, il descend lentement à l'accueil. Je sors, me dirige vers l'extérieur où le soleil brille toujours, et quitte le bâtiment par les portes coulissantes en verre.
Et merde, j'avais pas pensé que j'risque de me faire reconnaître. Bof, tant pis. Pour ce que j'ai à perdre.
Je prends donc la direction d'une rue au hasard, il y a pas mal de monde, des hommes d'affaires, des petits jeunes et autres. Y'a quelques fans qui me reconnaissent, et ils me demandent gentiment un autographe. Ca va, ils sont cool les anglais, pas comme les français.
Je leur signe avec sourire, et reprends ma route. Le soleil cogne contre ma nuque. J'allais tourner dans une autre rue quand j'entends quelqu'un crier mon nom.
??? : SARAAA !!
Je me retourne pour voir ma jumelle arrive en courrant vers moi. Elle s'arrête devant moi, essoufflée. Je lui souris timidement. Sourire qu'elle me rend.
Moi : Qu'est ce que tu fais là ? T'es pas avec les autres ?
Lorna : Pff nan, j'avais aussi envie de prendre l'air, et puis de rester un peu avec toi.
Je lui souris encore. On reprend donc ma route, parlant de tout et de rien, profitant d'être toute les deux seule. Ca faisait si longtemps... Ma Lorna rien qu'à moi =).
Lorna : Quand t'es partie, tout le monde s'est tourné vers Bill. Il n'a rien dit, il avait juste l'air de culpabiliser, et il est aller s'enfermer dans sa chambre. J'ai ensuite dis à Tom que j'allais te rejoindre, tout le monde était OK et ils m'ont dit de te ramener avant la nuit *rire*.
Je rigole un peu. Ma s½ur le voit, et elle me sert la main.
Lorna : Je suis sûre que ça va s'arranger avec Bill. C'est qu'une broutille comme une autre. Il tient trop à toi =)
Moi : J'espère.
Elle resserre un peu plus sa main dans la mienne. Ca me fait du bien. Je sais qu'elle sera toujours là. Je l'aime de tout mon c½ur, je peux pas imaginer une vie sans ma s½ur. C'est tout bonnement impossible. Elle est moi, je suis elle. Tout simplement.
D'un accord commun, on décide d'aller faire un tour vers le port (bah ouais, Londres c'est près de la mer non ?). Plusieurs fans demandent des autographes, des photos, ce qu'on fait avec joie.
Arrivé à destination, on marche sur le ponton, et on s'assoit au bord. On enlève nos chaussures, et on trempe nos pieds l'eau. Avec ce soleil, on se croirait à la plage. Je ferme les yeux en soupirant, bougeant quelque peu mes pieds dans l'eau salée.
Soudain, des cris nous font sursauter toute les deux. Je rouvre mes yeux, et regarde vers le début du ponton pour voir un groupe de filles avancer vers nous, l'air hautain. Lorna et moi, on se regarde, surprise, et on se relève.
Les filles arrivent à notre hauteur, elles sont plus grandes que moi, mais seulement de quelques millimètres de plus que Lorna. Ouais, ma s½ur est plus grande que moi.
Elles sont quatre à nous dévisager. Quelques secondes passent, quand Lorna prend la parole.
Lorna : C'est pour quoi ?
Pour toute réponse, deux filles nous balancent à chacune un magazine à la gueule. Etonnée, je regarde le magazine en question. Un Dream up'. En gros, sur le centre, on peut voir une photo de moi et Bill s'embrassant goulûment sous la pluie, avec en titre « BILL KAULITZ EST CASE ! ».
Je relève la tête vers les filles. Elles ont l'air vraiment énervées. L'une d'elle, la meneuse apparemment, s'adresse à Lorna en crachant.
Fille 1 : C'est vous les filles qu'on voit sur les photos ?
En effet, y'en a d'autre à l'intérieur où on voit toute la troupe.
Lorna : Ouais, et alors ?!
Fille 2 : Vous sortez avec Bill et Tom ?!
Lorna : Qu'est ce que ça peut faire ?!
La meneuse se rapproche de Lorna en la toisant du regard. Lorna ne se laisse pas déstabilisée, et la regarde tout aussi méchamment.
Fille 1 : Ca fait que ce sont NOS Bill et Tom, okay ? Bas les pattes !
Lorna : Ils vous connaissent même pas, pauvres putes ! Vous croyez quoi ?! Qu'ils vont venir sonner à votre porte et avoir le coup de foudre tout de suite et vous demander en mariage ?! Nan mais vous rêver mes pauvres !
Elle ricane avec mépris. Ma s½ur à beaucoup de répartie, moi je reste muette en arrière. Soudain, la meneuse se tourne vers moi.
Meneuse : C'est elle, ta s½ur ? Et Bill ose sortir avec ça ?! Et bah, j'le plains !
Ma s½ur la bouscule avec ses mains par les épaules, et commence à s'énerver.
Lorna : De 1, tu lui parles pas comme ça, de 2, foutez nous la paix, on vous à rien demandé !
Les filles commencent elles aussi à s'énervées, ça part de petite bousculade, quand ma s½ur fout un gros coup de point dans la joue de la meneuse.
Fille 3 : Ca va pas se passer comme ça !
Et elle saute sur Lorna. Elles tombent toute les deux au sol et la fille commence à frapper ma s½ur. Je réagis en un éclair, et je lui saute dessus en la bousculant.
Moi : Lâche ma s½ur !
Je l'envoie valser un peu plus loin, et elle manque de tomber à la flotte. Olala, déjà que j'ai pas l'habitude de me battre, mais en plus sur un ponton...
Et là, ça part en baston, les coups diffusent, et moi je reste en arrière. Lorna se bat toute seule contre quatre filles plus grandes qu'elle, je m'en veux. Alors, dans un élan de courage, je saute dans le tas, et rue de coup une fille. Elle est surprise, j'en profite pour continuer de la frapper quand je me sens soulever par le ventre, ça me coupe la respiration, je tousse, et là, sans que je vois rien venir, je me prends un énorme coup dans l'arcade, là où se trouve mon perçing. Je cris de douleur, mais je n'ai rien le temps de faire que j'en reçois un autre dans le ventre. Je crache du sang, je suis toujours soulevée en l'air. Je vois trouble, je me reçois un autre coup dans la mâchoire. J'entends Lorna crier mon nom, et là, je me sens voler quelque peu pour m'éclater dans l'eau.
Je suis tombée à l'eau. Ou non plutôt, on m'a envoyer à l'eau. Le problème, c'est que je ne sais pas nager, j'ai jamais appris. Je me débats dans l'eau, éclaboussant tout autour de moi, mes habits pèsent lourd, je bois plusieurs fois la tasse. Quand j'essaye de respirer, je me sens tiré violement vers le fond.
Je suis totalement sous l'eau, j'ouvre les yeux et je regarde en dessous de moi pour voir une des filles. Elle se met à ma hauteur et commence à me frapper, j'essaye de riposter mais j'ai plus d'air, et quand je veux en récupérer elle m'en empêche.
De l'air, vite, j'ai besoin de respirer...Je sens l'eau me piquer les poumons...
Quand là, je ne sens plus aucun coup, et je me sens tiré vers le haut. Arrivé à la surface, je respire un grand coup, je tousse, je me sens tirée vers le ponton. Quelque me soulève et m'allonge sur le ponton, je crache de l'eau à genoux, je respire enfin, j'ai du mal à respirer.
Je reprends peu à peu mes esprits, et je lève la tête vers la s½ur, elle aussi trempée.
Lorna : Ca va ?!
Moi : Oui...Oui, je crois...Merci...
Lorna : De rien, je les ai rembarrées, elles sont toutes parties en courrant.
Je le regarde plus précisément, elle saigne de la lèvre, elle à un ½il entouré de bleu, plusieurs griffures sur les bras, et un de ses perçing à son oreille a été arrachée.
Moi : Et toi, ça va ?! Faut aller te soigner !
Lorna : T'inquiet, j'ai vu pire. Viens.
Elle se lève, et me tend sa main. Je la prend, et me lève à mon tour pour rentrer à l'hôtel. Les passants nous regardent bizarrement, faut dire qu'on est trempée et qu'on est blessées.
En passant devant une vitrine, je me regarde à l'aide de mon reflet de la vite. Je saigne de l'arcade, mais mon perçing est toujours présent, j'ai encore du sang qui coule de ma bouche, je me suis ouvert la lèvre et l'intérieur de la joue, j'ai des bleus au ventre et plusieurs marques sur les bras.
Je soupire, et on reprend notre route. On arrive à l'hôtel, on monte à la suite. Devant la porte, je stresse. Qu'est ce qu'ils vont dire en nous voyant comme ça ? Lorna et moi, on s'est mis d'accord pour ne rien dire, mais comment on va expliquer nos marques et nos vêtements tremper ? Et puis Bill...J'ai peur de le voir.
Puis finalement, Lorna ouvre brusquement la porte. Oula...Elle à l'air encore en colère. La porte se cogne contre le mur et rebondie, je la suit, penaude.
On arrive dans le salon, tout le monde nous regarde bizarrement et se lèvent, inquiets. Tom se dirige vers Lorna.
Tom : Qu'est ce qui s'est passé ?!
Lorna l'évite, et part énervée vers la salle de bain et claque la porte derrière elle. Pour ne pas avoir à tout expliquer, je la suit et ferme à clef derrière moi. Tom tambourine à la porte en nous ordonnant d'ouvrir. Je soupire et me met à coté de Lorna devant le miroir. On essaye de s'arranger avec des cotons et autre, mais les traces sont toujours là.
Finalement, au bout de plusieurs minutes, le sang ne coule plus. Lorna a un ½il au beurre noir, et la lèvre légèrement enflée comme moi, et elle a mis une compresse sur son oreille. Moi, j'ai mis une compresse sur mon arcade, j'ai la joue un peu enflée. On à toute les deux des bleus sur les bras, et mon ventre à un hématome.
Et là, la porte cède sous un Tom franchement en colère. On sursaute tout les deux, et je me surprends à avoir peur. Tom à l'air vraiment énervé.
Tom : Okay, maintenant, tu m'expliques.
Il à parler d'un ton froid, tellement froid que j'en ai des frissons. Jugeant que je ne dois pas être de la mise, je sors, passant timidement devant Tom. Je remet la porte correctement et la ferme.
Je me retourne pour voir devant moi Gladys et Julie, voulant une réponse. Soupirant, me pardonnant mentalement à Lorna, je vais m'asseoir sur un fauteuil. Je grimace de douleur, pendant qu'elles s'installent en face de moi avec Gustav, Frank et Georg. Mais pas Bill...
Gladys : Alors ?
Je soupire. Et, prenant mon courage à deux mains, je me lance.
Moi : On est allée faire un tour vers le port avec Lorna. On s'est installé sur le ponton, on a trempé nos pieds quand...
Tom : QUOI ?!!! REPETE UN PEU ?!!!
Tom à crier tellement fort que ça s'est entendu jusqu'ici. J'ai peur pour ma s½ur. Mais n'y faisant pas attention, je me reprends.
Moi : ...Quand on à décider d'aller se promener sur les rochers. On y est donc aller, sauf qu'on a déraper et en plus je suis tombée à l'eau. Comme je sais pas nager, j'ai faillit me noyer, mais Lorna à plongé et m'a récupérée. Voilà.
Ils ont l'air septiques, mais ne disent rien. Olalala...Pourvu que Lorna dise la même chose que moi. D'ailleurs, en parlant d'elle, je la vois sortir de la salle de bain, les yeux rouges. Tom, qui la suit, à l'air vraiment énervée. Je lui interdis de faire pleurer ma s½ur. Il commence à marcher rapidement en direction de sa chambre. Nan mais oh, ça va pas se passer comme ça...
Moi *me levant* : TOM !
Tout le monde sursaute et il se retourne. Il me regarde en me jugeant du regard.
Tom : Quoi ?
Un petit silence durant lequel on se regarde droit dans les yeux.
Moi *froidement* : Je te jure que si un jour Lorna pleure par TA faute, et que c'est volontaire, je t'arrache les yeux et j'te les fais bouffer. C'est clair ?
Silence de mort. Tom ne dit rien, et se retourne pour lui aussi s'enfermer dans sa chambre. A croire qu'ils se son donner le mot, lui et son frère...En parlant de Bill... Je me tourne vers les autres pendants que Lorna s'assoit en me regardant. Bah quoi ? --'
Moi : Gladys...Bill est toujours enfermé dans sa chambre ?
Gladys se tourne vers Julie, et elle se dévisage avec appréhension. Qu'est ce qu'il se passe ?
Moi : Gladys... ?
Elle se lève, me prend par le bras et m'entraîne vers le balcon. Mais qu'est ce qui y'a ?! Elle ferme la vitre du balcon derrière nous, et se met en face de moi. Elle respire un grand coup et me regarde.
Moi : Gladys ? Qu'est ce qu'il y a ?!
Gladys : Bon...Surtout, reste calme et ne cris pas.
Moi : Gladys !!
Gladys : Bill est partit il y a environ 20 minutes, juste avant que vous arriviez, et...avant de partir...il a dit...
Elle n'ose pas le dire, ça se voit. Bordel, il a dit quoi ?!
Moi : Oui ?!
Gladys : Il a dit... « J'vais faire un tour, j'ai besoin de me taper une fille ».
Moi : Que...quoi... ?
J'arrive pas à y croire...Ma bouche s'ouvre, mes yeux commencent à me piquer, et ma gorge se sert... Gladys me caresse l'épaule et essaye de me réconforter, mais je comprends rien de ce qu'elle me dit. Tout ce qui tourne en boucle dans ma tête, c'est sa phrase... » j'ai besoin de me taper une fille »... Comment...Comment il peut dire une chose pareil...Comment il peut me faire ça...Et moi qui croyais qu'il m'aimait...
Instinctivement, je tourne ma tête et regarde à travers la vitre pour regarder ma s½ur. Elle me regarde aussi. Et là, je m'effondre à genoux, en larme...
J'peux plus m'arrêter, Gladys ne sait pas quoi faire, je l'entends sortir, et puis quelqu'un me prendre par les bras et me soulever. Je reconnais j'odeur de Lorna.
Lorna : Qu'est ce qu'il se passe ?
Moi * entre deux sanglots * : Il... Il est...
Lorna : Oui, continu...
Moi : Parti voir ailleurs...
Lorna : VOIR AILLEURS ! IL EST PARTI VOIR UNE AUTRE FILLE !
Moi : Oui...
Je la sens soupirer dans mon cou, et puis elle se détache de moi. Elle met ses lunettes et s'apprête à sortir. Je comprends pas...
Moi : Lorna ? Où tu vas ?
Elle ne me répond rien, et quelques secondes plus tard, elle est ressortie. Je soupire, mon souffle tremble un peu, comme j'ai pleuré. Je sèche mes dernières larmes, et décide de me calmer dans un bon bain. Je sort de la suite après avoir dis aux autres où j'allais et vais dans la notre. On n'y va presque jamais, mais j'veux pas rester dans l'autre pour l'instant. Faudrait que j'pense à voir Tom et lui parler un peu...
J'entre dans la salle de bain et commence à faire couler l'eau. Chaude. Comme je l'aime. C'est une grande baignoire avec des remous. C'est sympa.
Je me déshabille et entre dans l'eau. Elle engourdie tout de suite mon corps et me détend tellement qu'un gémissement de bien être sort de ma gorge. Je regarde mon corps. J'ai plusieurs bleu, et deux ématomes. Génial...Comment ne pas passer inaperçu avec ça.
Les minutes passent, et je sors avant de m'endormir pour de bon dans l'eau devenue tiède. Je noue une serviette autour de ma poitrine, qui descend jusqu'au dessus de mes genoux. Je me sèche les cheveux avec une autre, et me les attache à l'aide d'une pince. Quelque uns tombent sur mes épaules. Je sors pour chercher des nouveaux habits dans mon armoire quand la porte d'entrée sonne. Génial -_-' ça doit être le garçon de chambre. La honte. Deuxième sonnerie. Bon bah...J'ai pas le choix je crois.
Je cours vers la porte en criant un « OUAIS J'ARRIVE CALMOS ! », et m'arrête devant dans un petit dérapage. Je baisse la tête en même temps que j'ouvre pour remettre correctement ma serviette au niveau de mes genoux.
Moi : Ouais, c'est pour qu...
Je lève la tête, mais ce n'est pas un garçon de chambre que je vois. Mon c½ur s'arrête, et je commence à stresser.