Nous sommes maintenant à Berlin, en Allemagne, pays d'origine de nos compagnons. Nous avons un concert prévu dans quelques jours dans la capitale, à guichets fermés, et une tourné plus ou moins mondiale pour un peux plus tard. On s'est arrangé pour que ce soit à peu près synchro avec celle des Tokio Hotel, et il n'y à qu'environ 1 ou 2 jours de décalage par villes.
Je suis au toilette, accroupie au dessus de la cuvette, en train de vomir. Et c'est ça ce qui m'inquiète le plus. Ca fait environ 2 semaines que j'ai des étourdissements, des hauts le c½ur et j'ai des envie plutôt... bizarre en matière de gastronomie. Par exemples, ce matin, au petit déjeuner, j'ai eu une envie de fraise avec du chocolat très intense. Personne n'a rien dit, pensant juste que c'est un déjeuner comme un autre. Mais moi ça m'a sérieusement alarmé. Serait-il possible que je sois... ?
Lorna : Sara, tout va bien ?
Moi : Oui, le petit déjeuner a juste un peu de mal à passer.
Lorna : C'est aussi ce que t'as dis hier, et avant hier...
Je sais bien qu'elle se doute de quelque chose. Elle n'est pas dupe. Seulement, si j'avais été la seule dans ce cas là, passe encore, mais cette fois ci on fait encore les choses à deux. Lorna est aussi impliquée que moi.
Moi : J'te signal que t'es aussi concernée !
Elle ne trouve rien à redire de derrière la porte. Je tire la chasse d'eau, me rince la bouge et me nettoie les dents. Je m'observe un instant dans le miroir. Je suis pâles, comme toujours depuis ces derniers temps. Et je suis un peu faible, aussi. Même si je prends des vitamines et autres. Je soupire, et sort des toilettes en éteignant la lumière. Lorna me regarde, et je sais très bien ce qu'elle pense. Elle aussi se doute qu'on soit...
Georg : Ca va comme vous voulez les filles ?
Moi : Pas de problèmes ! Et toi, avec Emeline* ?
Georg rougit et Lorna et moi on rigole. Il y a une semaine, on a croisé une fan de nos deux groupes réunis sur la route, avec un morceau de carton ou elle avait écrit « Berlin ». on l'a emmener, et on lui a demander pourquoi elle était seule étant donner son âge, 19 ans. Elle nous a dit qu'elle n'avait nul part où aller et que ses parents l'avait rejetée pour quelque chose dont elle n'était pas coupable. Très vite, elle a noué un lien très fort avec Georg, mais Emeline refuse toujours de lui dire la raison exacte de l'abandon de ses parents.
Georg : Très bien, mais elle reste toujours aussi muette sur son départ...
Moi : Bah, t'inquiet, ça viendra, j'en suis sûre =)
Lorna : Ouais, j'suis du même avis ! Et fais confiance aux jumelles Feeler, ce sont les meilleurs !
Sur ce, on claque une de nos mains l'une contre l'autre en faisant un petit saut et en rigolant. Je l'aime =)
On retourne ensemble au salon de la suite qu'on a loué pour quelques jours, un peu différente de l'autre suite en angleterre. Elle est plus grande, et l'ensemble est en cuir noir, les tables en verre transparents, et il a beaucoup de bois vernis sombre. Chose que j'adore.
Bill est assit dans le canapé avec Gladys et Tom, ils discute tout en regardant la télé. Gustav, lui, est assit dans un fauteuil et lit un magasine sur les batteries, tandis que Julie et son fiancé Frank papillonnent sur le grand balcon, derrière la baie vitrée. Emeline est un peu à l'écart et les regarde faire, toujours un peu mal à l'aise. Georg la rejoint, et je reste debout au milieu de la suite avec ma s½ur. Tout de suite, nos regards se croisent et on esquisse le même sourire. Ca va déménager.
Discrètement, j'avance vers la chaîne Hi-Fi, lance mon CD de Skye Sweetnam et met la chanson 6. J'appuie sur « play », et le son sort, très fort, faisant sursauter tout le monde à part moi et Lorna. Je retourne au milieux, et avec ma s½ur on commence à sauter de partout, surexciter, chantant les paroles à tour de rôle et des fois ensemble. J'imite souvent la guitare en bougeant mes cheveux dans tout les sens, et Lorna tient un micro invisible dans sa main gauche, qu'elle porte de temps à sa bouche.
Shot to pieces, shot to pieces
Have nothing to say from here
Shot to pieces, shot to pieces
Going my own way from here
Shot to pieces, shot to pieces
Je chante les “Just me alone” toute seule, et Lorna chante “Leave me alone” plusieurs fois, juqu'au dernier qu'elle crie.
Lorna : JUST LEAVE ME ALOOOONE !!!
J'imite la guitare, pendant que Lorna me tourne autour en sautillant. Au moment calme, on chante toute les deux ensemble, se regardant dans les yeux, calme nous aussi.
Going my own way from here
Et tout d'un coups, on saute encore en hurlant le refrain comme des folles, sautant de partout dans la suite, allant devant la télé, en passant devant Gustav je lui enlève son magasine que j'envoie virevolter ailleurs, avec un bruit de feuille, Lorna passe devant Tom en lui tapant sur les genoux, et moi je passe devant Bill en lui faisant un bisou sur la joue. Devant Gladys, on lui ébouriffe les cheveux toute les deux ensembles et on fait pareil avec Julie et Frank qui sont rentré pour voir ce qui se passait.
Moi : Just leave me aloooone
Lorna : Leave me alone !
Moi : Just leave me aloooooone
Lorna : Leave me alone !!
Moi : Just leave me alooooone
Ensembles : JUST LEAVE ME ALOOOOONE !!!
La chanson se finie, et on tombe toute les deux à genoux, morte de rire et totalement épuisées. On rigole tellement que Lorna se roule par terre au sol et moi je me tiens les cotes à genoux. Entre deux rire, j'essaie de parler.
Moi : Putain... Ca... Ca fait du... Bien !
Lorna : Trop... d'accord avec... toi !
Et on continue de rire pendant 10 bonnes minutes encore. Les autres n'ont pas réagit, et nous regarde toujours. Finalement, on se calme, on se relève et on regarde nos spectateur. Bill, Tom sont tourné de notre coté, et son appuyés sur le dos du canapé en nous regardant les yeux rond. Gustav, lui, nous regarde aussi et il est tout autant étonné que les deux autres. Emeline et Georg se sont arrêter dans leur activité buccale et nous regarde aussi avec des yeux comme des soucoupes. Frank non plus n'en revient pas, et seules Gladys et Julie sont explosées de rire, une sur le canapé et l'autre toujours au bras de son fiancé.
Tom : Euh...
Gladys : Ha ha mortel les filles ! Comme d'habitude !
Bill : Comme d'habitude... ?
Julie : Vous inquiétez pas, ha ha, elles font toujours ça par moment, c'est juste pour sortir leur trop plein de bonheur et d'excitation.
Gladys : Et puis, elles sont jumelles, c'est normale qu'il y aie ce genre d'osmose entre elles ^^
Tom : D'accord mais moi avec Bill j'l'ai jamais fais :/
Gustav : C'est différent, vous, vous complétez en faisant des coups bas ensemble à vos pauvres amis que nous sommes, Georg et moi.
Georg : Alors là je confirme !
Bill : Ah ?
Ils se regardent tout les deux entre jumeaux, et se sourient d'un air sadique. On rigole ensuite tous ensemble, et je retourne éteindre le poste. Mais pile quand je l'éteint, je suis pris d'un étourdissement et je suis obligée de m'assoire sur une chaise pas loin, en me tenant le front. Lorna accourt tout de suite, et par chance, les autres n'ont pas vus, tous retourné à leur occupations.
Lorna : Ca va ma chérie ?
Moi : Oui oui... Je... Lorna, j'ai peur d'être...
Lorna : Je sais, moi aussi.
Moi : Qu'est ce qu'on va faire ?
Elle détecte très bien l'angoisse dans mes yeux, et je remarque que elle aussi n'est pas très à l'aise. Elle soupire, et se penche un peu plus vers moi pour pas que nos compagnons entendent.
Lorna : On va aller acheter deux test de grossesse, d'accord ?
Moi : D'accord...
On se lève, et on prévient les autres qu'on sort toute les deux. On sa camoufles un peu, lunettes de soleil, et on met deux veste assez chaude vu qu'on est en automnes et qu'il fait pas non plus 25 degrés. On traverse la ville de Berlin à la recherche d'un pharmacie qu'on trouve après quelques rues. On entre, et on achète deux test de grossesses, pour ressortir aussitôt, de peur d'être reconnues. On rentre assez vite, et on passe en flèche dans le salon pour pas avoir trop de questions sur ce retour si rapide.
On s'enferme dans la salle de bain, on fait tout comme il faut et on pose le test sur la comptoir du lavabo. On tremble toute les deux comme des feuilles, et ma respiration s'accélère au fil que les minutes s'écoulent.
Lorna : Bon, je vais prendre le miens et allez dans ma chambre qui est juste derrière la porte. Dès que tu as le résultat tu me dis et je fais de même, d'accord ?
Moi : Oui...
Elle sort donc avec son test, et je reste seule dans la salle de bain. Bientôt, les minutes sont entièrement passées, et le résultat s'affiche. Mon c½ur fait un bond énorme, et ma respiration se coupe.
Moi : Lorna... Le test... Il est...
* Pour Emeline (o0fan-fic-th0o), de qui j'aime énormément les commentaires =)

